Interview donnée par M. Hugues MORET, Ambassadeur de France à Monaco, à Monaco Hebdo (n°774) le 19 janvier 2012

Depuis sa remise de lettres de créances au prince Albert en novembre 2011, Hugues Moret ne chôme guère.
Le nouvel ambassadeur de France à Monaco, qui a remplacé sur le pouce Yves Marek — dont la nomination avait été contestée devant le Conseil d’Etat —, a rencontré une centaine de personnalités de Monaco. Interview relue.
Propos recueillis par Milena Radoman.

« La culture fait partie de l’ADN de Monaco »

Monaco Hebdo : Vous avez pris en main l’Ambassade de
France depuis deux mois. Qu’avez-vous fait ?

Hugues Moret : A partir du moment où l’Ambassadeur de
France arrive à Monaco, et présente ses Lettres de Créances au
Prince, son travail diplomatique commence.
Le rôle de l’ambassadeur, que l’on ne perçoit pas à l’extérieur, est d’abord un rôle de manager d’une équipe. Nous sommes treize au total. Au service des Français à Monaco, et pour faire vivre la relation diplomatique, si unique et forte entre nos deux pays.

M.H. : Quels dossiers traitent actuellement vos services ?

H.M. : La section consulaire accomplit un énorme travail d’accueil
des Français. En 2011, nous avons ainsi traité 1 087 actes d’Etat Civil,
délivré 715 passeports biométriques et 609 cartes d’identité sécurisée.

M.H. : Quelle est votre feuille de route ?

H.M. : Secret diplomatique… La première chose, c’est de rencontrer
le plus grand nombre de personnalités, qui sont les acteurs de la
vie à Monaco. Dans le monde politique, administratif, social, économique ou culturel. J’y prends un immense plaisir. Et chaque rencontre est l’occasion d’une idée nouvelle pour notre relation commune.

M.H. : Quelle était votre perception de Monaco ? Cela vous
a étonné qu’il y ait une vie culturelle en Principauté ?

H.M. : Ce n’est pas étonnant car la culture fait partie de l’ADN de
Monaco. Quand on arrive en Principauté, on n’arrive pas comme un voyageur sans bagage ; je suis arrivé avec mon lot de dossiers
diplomatiques et administratifs, bien sûr.
Mais j’avais réservé une petite place pour le "Roman d’un tricheur" de Guitry, qui est quand même un livre pétillant d’intelligence ; et puis avec deux films, celui de Powell & Pressburger, "Red shoes" et "Catch a Thief". "Les Chaussons rouges", si on aime la magie de la danse, c’est admirable. Et puis "la Main au collet", c’est la Main au collet. Un très grand film. La première chose en tout cas qui frappe à Monaco, c’est l’implication de la famille princière dans la vie artistique et le patronage des arts ; et nul besoin de remonter à Honoré II, Jacques Ier ou Florestan Ier… Cette implication est parfois très concrète : comme nous visitions le théâtre de la Princesse Grace, son ancien directeur me racontait comment la Princesse Grace s’était préoccupée elle-même de l’acoustique de la salle… Aujourd’hui, chacun sait que la Princesse de Hanovre joue un rôle décisif, persévérant, innovant et éclairé pour la culture à Monaco.

M.H. : Et la deuxième ?

H.M. : La seconde chose qui frappe, quand on lit un peu et qu’on
regarde autour de soi, c’est de constater l’extraordinaire vitalité et le
nombre impressionnant d’artistes français qui sont venus à Monaco,
qui ont aimé Monaco et qui ont composé à Monaco ou se sont nourris
de Monaco pour leur oeuvre. De Sarah Bernard à Colette, de Saint
Sens à Massenet et à Fauré et à Ravel, d’Apollinaire à Guitry et à Cocteau, quelle liste ! Et je n’oublie pas l’immense et monégasque Léo
Ferré ; j’aime cette anecdote : Léo Ferré se produit dans les années 50 dans un cabaret parisien et un des spectateurs est le Prince Rainier ; c’est alors que le Prince dit banco et soutient Ferré dans la création de son oratorio inspiré de la Chanson du mal aimé de Verlaine !

M.H. : Vous avez rencontré les acteurs de la culture monégasque ?

H.M. : Je les appelle les « fous de culture ». Je suis allé voir Jean-
Christophe Maillot dans l’antre de son Atelier, tel un Minotaure,
aux épaules puissantes, qui rumine de nouvelles chorégraphies.
Jean-Louis Grinda est, lui, à la tête de cet extraordinaire Opéra, qui
est quand même un de plus beaux que je connaisse. Nous l’avons
visité seuls, dans le silence de ses ors endormis ; et, soudain, un machiniste a éclairé la scène et l’éloquence subtile de Jean-Louis
Grinda n’a plus cessé… Quant à Marie- Claude Beaud, ce n’est pas comme Faust, l’esprit qui nie tout, c’est l’esprit qui bouscule
tout, de son enthousiasme… La Villa Paloma et la Villa Sauber
sont deux beaux instruments muséaux.

M.H : Ces mêmes acteurs se sont récemment plaints des
réductions budgétaires décidées par le Gouvernement. Pour
conserver une belle programmation, faut-il encore que les
budgets suivent…

H.M. : « Se paga o nun se paga » comme aurait dit Louis Notari !
(« Veux-tu payer, ou non ? », saynète monégasque de 1933). La
culture ne vit pas d’eau fraiche dans un monde platonicien d’idées
pures. Chaque pays vit aujourd’hui dans un monde d’ajustement
budgétaire. C’est une évidence dont on doit tirer le meilleur parti.
Et la culture demeure quand même une joie de vivre essentielle.

M.H. : Vous comptez développer la présence d’artistes français
à Monaco ?

H.M. : Je souhaite en tout cas que les échanges culturels entre
la France et Monaco, très denses, s’accroissent encore ; échanges
entre les Institutions, échange entre les artistes. C’est peut-être une
réflexion de diplomate, mais la culture est aussi un instrument de
« soft power », cette capacité de se projeter sur la scène internationale.
Quand on voit les grandes nations émergentes, aucune ne néglige
cette richesse ; peut-être aussi parce que pour l’Inde, la Chine, le
Brésil, la Russie, cet inépuisable patrimoine de culture est un moyen
d’influence et de puissance. J’avoue avoir de la chance : à la mi juillet,
à la veille de la Fête Nationale française, se tiendra à Monaco, au
Grimaldi Forum, une magnifique exposition, monumentale, en collaboration avec le Centre Georges Pompidou ; monumentale, elle le
sera je crois à tous les sens du terme. Avec des oeuvres spectaculaires du XXème, peu vues et à la mesure de l’espace muséal du Grimaldi Forum. J’espère que cette exposition sera un immense succès.

M.H. : Où en sont les relations franco-monégasques aujourd’hui
 ? il y a eu des chauds-froids, notamment lorsque le
Président Sarkozy a déclaré en 2009 lors d’une intervention
télévisée sur la crise, en évoquant la question des paradis fiscaux
 : « Cela m’amènera à revoir nos relations avec Andorre,
à poser la question de nos relations avec Monaco, qui par ailleurs
n’est pas un paradis fiscal, mais enfin il y a des choses
que nous devons préciser ».

H.M. : Le Président Sarkozy est le seul Chef d’Etat français à être
venu deux fois à Monaco. Cela prouve l’excellence des relations
franco-monégasques. Quant aux « paradis fiscaux », les instances
internationales ont salué les efforts de Monaco sur le plan de la
transparence fiscale, qui lui ont permis de se maintenir en dehors
des listes établies par l’OCDE et le Forum fiscal mondial. Il suffit de
se reporter au dernier G20 de Cannes.

M.H. : Vous avez rencontré des membres de la communauté
française de Monaco. Ils vous ont certainement parlé des difficultés
avec Bercy et de leurs problèmes à se loger ?

H.M. : Ecoutez si j’avais un voeu à faire pour 2012, ça serait, entre
autres choses, qu’on arrête ce ton inquiet lorsque certains évoquent
parfois les Français de Monaco ou les Français à Monaco. Je me
demande, en caricaturant à peine, si le livre de chevet, quand on
évoque le sujet, n’est pas Spengler ! Ceux des Français que je rencontre depuis deux mois sont allants, dynamiques, assurés d’eux-mêmes et confiants dans leur avenir. Les Français à Monaco ne me semblent pas être une espèce en voie de disparition, loin de là ! Les Français restent, de très loin, la première communauté stable de
Monaco, avec 35 % de la population.

M.H. : Justement, elle ne représente plus de très loin la première
communauté stable de Monaco. Avec un fort déclin depuis
les années 70.

H.M. : En tout cas, je n’ai pas le sentiment lorsque je rencontre par exemple Danièle Merlino, qui est conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger, qu’elle soit si défaitiste quant à l’avenir
de la communauté française à Monaco. Mme Merlino est une belle image de la France en Principauté. Je sens chez elle la fierté d’être ce qu’elle est, c’est-à-dire une Représentante exemplaire de ces
Français qui, depuis des générations, contribuent à maintenir un lien essentiel entre les Monégasques et les Français résidents à Monaco. Comme donnent une belle image de dynamisme, entre mille
autres, tous ces Français qui continuent de venir à Monaco pour y travailler en relevant des défis professionnels ; je pense,
par exemple, à deux personnes très brillantes, à Isabelle Simon, directrice générale adjointe de la SBM, et à Martin Peronnet, directeur général de Monaco Telecom. Comme je pense, enfin, à tous les Français qui, chaque jour, par dizaines de milliers, viennent apporter
leurs grandes capacités et leur expertise à l’économie de Monaco. Eh bien, à leur image à tous, j’aimerais être aussi l’Ambassadeur
de la fierté et du dynamisme français à Monaco !

M.H. : Cela n’empêche pas que le problème des Français de Monaco
est d’y rester. Ils demeurent les seuls Français de l’étranger à être imposés. Pensez-vous que la donne peut ou va changer ? Des procédures sont actuellement en cours devant la justice
française contestant cette imposition.

H.M. : Je ne peux m’exprimer sur des procédures en cours d’instruction. Sur la fiscalité et le logement, chacun connaît la
situation. Qui est compliquée et complexe. Pour autant, ça ne veut pas dire que nous devions renoncer à trouver les bonnes solutions.
De part et d’autre. Cela exige de la persévérance, de l’imagination, en examinant, peut-être d’un oeil neuf, tous les dispositifs en place ou à créer.

M.H. : Est-ce à dire que la France n’est plus fermée à remettre en cause la fiscalité des Français de Monaco ? Ou est-ce une porte ouverte en faveur d’une aide au logement ?

H.M. : Ce n’est pas ce que je vous ai dit. Commençons déjà par un bilan.

M.H. : Pour les Français, 2012 est une année particulière avec deux scrutins importants : la présidentielle et la première élection des députés de l’étranger. Quelle logistique cela représente -
il pour l’Ambassade ? Sentez-vous un intérêt pour ces deux élections ?

H.M. : C’est un travail de longue haleine, entamé depuis des mois, dans toutes nos Ambassades et Consulats.
A l’étranger, chaque chancellerie diplomatique va se transformer en bureau électoral.
Pour les deux échéances électorales et donc, les quatre tours de scrutin, il faut veiller impérativement à ce que le déroulement
du vote soit parfait. A l’Ambassade de France à Monaco, 4 355 Français sont inscrits sur les listes électorales. Le dernier
week-end, avant la clôture des inscriptions, nous avons tenu une permanence et une soixantaine de Français sont venus
s’inscrire le samedi. Ce qui témoigne d’un intérêt certain pour ces élections.

M.H. : Vous venez d’arriver et vous êtes placé, malgré vous, au coeur
d’une polémique portant sur la loi sur la nationalité. Selon le mouvement politique "Rassemblement & Enjeux", vous avez relevé certaines difficultés d’application de la nouvelle législation.
Qu’en est-il ?

H.M. : Quelle polémique ? Dans le cadre des discussions sur le projet de loi sur la nationalité – qui a été adopté à l’unanimité et promulgué par Ordonnance Souveraine fin décembre – l’Ambassade de France avait été saisie, au regard du nouveau principe de pluri-nationalité
pour les conjoints étrangers de monégasques qui souhaitent devenir monégasque par mariage, de plusieurs demandes de clarification. Ces demandes concernaient la possibilité pour des Monégasques ayant répudié la nationalité française, de la réintégrer, sans perdre la
nationalité monégasque. Ce sont ces demandes d’information que j’ai transmises aux autorités monégasques, comme il se doit. Le Ministre d’Etat et le Président du Conseil national m’ont apporté les clarifications juridiques nécessaires.

Hugues Moret, ambassadeur iconoclaste.

Il n’est ni énarque, ni un pur produit de l’école normale supérieure.
Peu importe. Hugues Moret semble avoir la diplomatie chevillée au
corps. A 14 ans, quand ses camarades de classes souhaitaient devenir pompier ou médecin, l’adolescent, influencé par ses lectures – notamment une biographie d’Aristide Briand –, avait choisi sa
voie. Etudes au lycée Victor Duruy dans le 7ème, à côté du Musée Rodin, Hypokhagne, khâgne, un passage à Sciences Po Paris puis à Sup de Co… Avant de réussir le concours du Quai d’Orsay en 1991, le jeune Moret, né à Paris en 1962, fait tout de même une entorse à son parcours de diplomate pour travailler comme traducteur dans un groupe de presse puis comme secrétaire de rédaction à Télépoche. « "Je me suis beaucoup amusé. On allait à l’imprimerie à 5h du matin pour voir les épreuves et valider les BAT du journal. Et on buvait un coup de rouge ».

LE 11 SEPTEMBRE 2001
EN DIRECT

Après s’être frotté à différentes fonctions au Quai d’Orsay, afin d’appréhender les rouages de l’Etat français, sa carrière l’amènera en poste à l’étranger. En 2000, il rejoint ainsi la Mission française auprès
des Nations unies à New York, en tant que conseiller pour les Droits de l’homme et les questions humanitaires. « Une période intense et dramatique », se remémore le diplomate.
« J’ai assisté du 42ème étage de la Mission française à l’ONU à l’écroulement des tours du World Trade Center. Nos fenêtres
avaient une vue plongeante sur Manhattan. » Des souvenirs de stupéfaction et d’horreur qui l’ont bien entendu marqué profondément. « Il faut voir cette ville de New York frappée au coeur par ces milliers de morts, paralysée, coupée du monde pendant
24 heures, avec cette odeur atroce de brûlé qui envahit le sud de Manhattan… Une ville qui, le soir venu, frappée de terreur, est devenue subitement silencieuse. »
Sur le plan diplomatique, Hugues Moret se souvient aussi que Jean-David Levitte, alors Représentant permanent de la France à New York avant de devenir le sherpa du Président Chirac puis de Nicolas Sarkozy, est à l’initiative d’une réunion quasi-immédiate du conseil de sécurité qui mènera au vote d’une Résolution condamnant l’attentat. En poste à New York jusqu’en 2005, Hugues Moret a connu un autre « grand moment » de la diplomatie française qui a frappé les esprits : le discours de Dominique de Villepin, Ministre des Affaires étrangères de Jacques Chirac, contre le recours de la force en Irak. « C’est un beau souvenir de la diplomatie française », souffle le (bientôt) quinquagénaire. Qui ajoute, diplomate avec sa tutelle actuelle : « J’ai éprouvé la même fierté quand Alain Juppé a fait un discours décisif qui permettra d’emporter l’unanimité pour la résolution du Conseil de sécurité sur la Lybie. »

DIRECTEUR DE CABINET
DE RAMA YADE

De retour à Paris, ce père de famille de trois enfants devient porte-parole adjoint de l’Elysée puis porte-parole du quai d’Orsay.
Avant d’être appelé comme directeur de cabinet de Rama Yade, Secrétaire d’Etat aux droits de l’homme puis aux sports. Des
fonctions plus « politiques ». « Etre fonctionnaire, ce n’est pas monolithique. Soit on suit une carrière monoadministrative, en administration centrale ou à l’étranger, soit on choisit d’aller en dehors de son administration, pour s’aérer. Le Quai d’Orsay l’encourage. » Un conseil qu’il a appliqué à la lettre sans regrets (1). Y compris en tentant l’expérience Rama Yade, une personnalité atypique
dans le paysage politique français : « Quand vous êtes appelé à servir dans un cabinet, vous ne le faites pas comme un mercenaire.
Vous ne pouvez pas travailler ou servir quelqu’un sans avoir un minimum d’empathie au-delà, naturellement, de l’admiration ou du respect que vous pouvez éprouver. »

L’OMBRE AVANT LA LUMIÈRE

En devenant Ambassadeur de France à Monaco, l’homme de l’ombre, discret, est passé à la lumière. Comme ce fut le cas en 1980 à la parution de Vie et mort d’Emile Ajar. Dans son livre posthume, Romain
Gary dévoile qu’il a écrit sous ce pseudonyme tous les chefs d’oeuvre d’Ajar. « Dans cette révélation tonitruante qui bouleverse et stupéfie le monde des Lettres et qui accroit sa légende magnifique, Romain Gary a la générosité de me citer, comme un de ceux à avoir deviné que Gary et Ajar ne faisaient qu’un littérairement ».

Alors que les critiques, « qui lisent peu et souvent mal, sont passés à côté », le jeune Moret, lui, avait démasqué Gary. « Quand on a 16 ans, que les livres sont la vraie vie, la seule porte ouverte sur le monde, on ne peut qu’être frappé par la similitude de l’inspiration,
des expressions, du lyrisme déchirant et de l’humour commun qui irriguent les livre de Gary et d’Ajar. C’est ce que je confiais je crois parfois avec un peu d’exaltation à son fils Diego, avec lequel j’étais en classe, au cours d’innombrables promenades dans le parc du lycée Victor Duruy à Paris. Diego ne disait rien. Gary parfois m’invitait rue du
Bac à son domicile », raconte le diplomate, éperdu d’admiration comme il l’était adolescent.
Intarissable sur le sujet : « C’était un personnage extraordinaire. Un écrivain immense. Et un héros, Compagnon de la Libération, aviateur ayant rallié De Gaulle immédiatement. Mi juif, né à Moscou, parlant
le russe, le polonais, écrivant en anglais. Et diplomate. C’est je crois peut être pour ça que je suis rentré au Quai d’Orsay. » Et de lancer carrément : « A Monaco on n’est pas très loin de Gary d’ailleurs. Il a vécu à Nice adolescent. Dans la Promesse de l’aube, il raconte les petits boulots de sa mère au Negresco. En me baladant à Roquebrune un week-end je suis tombé par hasard sur une maison qu’il avait achetée avec sa première épouse, la très romanesque romancière anglaise, Lesley Blanch. En vous parlant, en évoquant ces souvenirs, je me dis soudain pourquoi pas un prix Romain Gary à Monaco ? » Chiche ?

(1) Notamment en tant que chargé de mission du
Président de la Commission des Affaires étrangères de
l’Assemblée nationale et ex-président de la République,
Valery Giscard d’Estaing (1993-1997) ou comme secrétaire
général du groupe parlementaire Union pour la Démocratie
française (1998-1999) de l’Assemblée.

Dernière modification : 26/08/2016

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